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***Nouveau !*** : le blog de l'oeuvre participative "accroche-cOeurs" conçue et installée en 2016 à Anglet, dans le cadre de la résidence art nOmad à la Littorale #6 - Biennale internationale d'art contemporain (organisation : Ville d'Anglet, commissariat : Paul Ardenne)

22.8.16

En approche imminente !

"art nOmad, bonjour !"
Oui, parfaitement… Rendez-vous dans le ventre du camion devant la structure “accroche-cOeurs” pour des séances de poses photos avec ou sans accessoire(s), tout près de la grotte de la Chambre d'Amour à Anglet, ce vendredi 26/08/2016 à 20h15 pétantes !

Une performance spécialement concoctée à l'occasion du vernissage officiel de La Littorale #6 - Biennale internationale d'art contemporain d'Anglet Côte-Basque sous le commissariat de Paul Ardenne.





Ci-contre, pour attiser comme il se doit le mystère, voici quelques petits ingrédients en préparation depuis l'atelier d'art nOmad et de Clorinde Coranotto !

Et pour en savoir (beaucoup) + sur la présence d'art nOmad à la Biennale d'Anglet, rendez-vous sur notre blog spécial : http://accrochecoeurs-artnomad.tumblr.com/

18.7.16

Appel à contributions artistiques ouvert à tous !

Dans le cadre de sa résidence à La Littorale #6 – Biennale internationale d'art contemporain d'Anglet Côte-Basque, organisée par la Ville d'Anglet du 26 août au 2 novembre 2016 (commissariat : Paul Ardenne), art nOmad lance un appel à contributions artistiques ouvert à tous, dont voici l'énoncé :

Envoyez-nous votre « Objet Généreusement Migratoire » : une production personnelle célébrant l'amour de la création joyeuse sous toutes ses formes.
 

Deux solutions possibles :
- si votre production tient dans la main, résiste au vent et à la pluie et pèse moins de 300g (poids moyen d'un coeur humain !), elle sera accrochée sur une structure-oeuvre prévue à cet effet - l'accroche-cOeurs - installée en surplomb, face à la grotte de la Chambre d'Amour à Anglet et diffusée sur un blog spécifique ;
- si votre production est trop fragile ou trop volumineuse ou si elle se présente sous forme d'image ou/et de texte, elle sera diffusée sur le même blog spécifique.
 

Date limite des envois/dépôts : 22/08/2016
 

Au choix :
- Adresse des dépôts pour les habitants d'Anglet et des environs :
Parc écologique Izadia – 297, avenue de l'Adour – 64600 Anglet

- Adresse des envois pour les autres participants :
Association art nOmad - 20, La Salesse - 87160 Arnac-la-Poste
 

+ de renseignements : art-nomad@orange.fr et 06 32 82 36 26

Toutes les contributions artistiques sont à retrouver à l'adresse : http://accrochecoeurs-artnomad.tumblr.com/

Le bulletin avec modalités et accord de participation est à télécharger ci-dessous (2 pages) :







14.6.16

petite Incitation à commettre de l'art, pour Tous... avant petite Fricassée d'oeuvres à domicile, pour Larziacois !

Samedi 18 juin 2016 sera notre dernière "petite Fricassée d'oeuvres à domicile" de la saison 2015-2016.

L'occasion pour art nOmad de faire un petit bilan de parcours essonnien et de vous en faire part, de manière un peu détournée, histoire que vous mettiez un peu la main à la pâte !

Vous trouverez ci-dessous deux types de cartes-à-jOuer :

- une où ne figurent que des points symbolisant les adresses où nous nous sommes rendues, chez l'habitant, pour des performances collectives mémorables (tout en bas à gauche, figure Arnac-la-Poste). Celle en points blancs sur fond noir est un clin d'oeil bien appuyé à une oeuvre intitulée Helvetic System, de l'artiste Neal Beggs... artiste vedette de notre ultime Fricassée 2016, bien sûr !

- une où ne figure que le tracé de liaison (et à vol d'oiseau) entre ces différentes adresses et depuis Arnac-la-Poste.

À vous de vous emparer d'une ou de ces 4 images et de laisser parler votre appétit de création : découpage, collage, graphisme, dessin automatique ou réfléchi, écriture, volume ou aplat, couleur ou noir et blanc, en solo ou à plusieurs... toutes les directions sont permises, c'est la règle de base de toute incitation nOmade !












13.6.16

petite Fricassée d'oeuvres à domicile : 8e et dernière de la saison 2015-2016 !

Rappel :
Sur le principe de ses "petites Veillées vidéo à la maison" limousines, art nOmad propose ses "petites Fricassées d'oeuvres à domicile" essonniennes, depuis novembre 2015 et jusqu'en juin 2016, à raison d'un samedi par mois. Il s'agit d'une intervention chez l'habitant, à l'initiative du Domaine départemental de Chamarande (conseil départemental de l'Essonne) durant laquelle de courageux hôtes et leurs invités pourront découvrir le temps d'un après-midi, dans leur salon, deux oeuvres issues de la collection du Fdac Essonne - une vidéo + une oeuvre "tangible"(sculpture, installation...) - puis en débattre... Et, si le coeur leur en dit, il se pourrait même qu'ils soient incités à commettre joyeusement de l'art !


La 8e petite Fricassée aura lieu samedi 18 juin 2016, à Lardy, dès 15h.

Au menu du jour :

Noir Vif, Draisienne, 2014. Bois moulé, acier inoxydable et cuir. Dimensions variables.

André Fontes et Guillaume Lehoux ont créé le studio de design Noir Vif en 2011. Ils se sont rencontrés à l’ENSAAMA - École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art Olivier de Serres où ils ont obtenu leur DSAA – diplôme supérieur d'arts appliqués. Pour André, il s'agissait d'élargir le champ de ses compétences après une carrière d'ingénieur riche d'une quinzaine d'années au contact des matériaux et des procédés de fabrication. Guillaume a complété sa formation par un master en conception de produits innovants à l’ENSAM – École nationale supérieure d'arts et métiers. Avec curiosité et enthousiasme Noir Vif conçoit des réponses pertinentes et inventives dans des secteurs d’activité aussi variés que l’artisanat d’art, l’industrie, la recherche scientifique, les études prospectives.

À propos de l'oeuvre Draisienne
Comment faciliter la déambulation et développer les formes de déplacements sur le Domaine départemental de Chamarande, sans en perturber la quiétude ? La draisienne, ancêtre du vélo - inventée en Allemagne en 1817 (en Allemand Laufmaschine : machine à courir), pour améliorer la vitesse de déplacement d’un individu à une époque de famine où les chevaux étaient rares et dévolus aux travaux des champs - retrouve aujourd'hui sa pertinence au service de tous les publics du Domaine. Objet de mobilité douce, en bois multiplis moulé (en référence au design des premiers modèles), la draisienne offre un rythme de visite propice à la contemplation sans recherche de vitesse et permet une cohabitation sereine avec les autres visiteurs. Elle est d’un usage très sûr puisqu’elle met en œuvre les mouvements de la marche et que les deux pieds restent en contact avec le sol. Bien qu’il marche, l’utilisateur est porté par la selle. Les jambes ne portent plus le poids du corps et servent alors uniquement à la propulsion. L’expérience provoque inévitablement une sensation d’apesanteur. Cette particularité d’avoir les deux pieds au sol en permanence permet de l’utiliser en toute confiance, notamment pour les personnes manquant d’équilibre ou d’assurance, ou celles souffrant de handicaps légers ou encore celles en phase de rééducation.
Sources : http://www.noirvif.com et http://chamarande.essonne.fr/noir-vif-les-draisiennes-2014-2016 (consultés le 26/05/2016)


+
 
Neal Beggs, Surface Action, 2002. Vidéo

Neal Beggs est né à Larne (Irlande du Nord) en 1959. Il vit et travaille en France et au Royaume-Uni.
« La démarche artistique de Neal Beggs, artiste polymorphe (peintre, sculpteur, performeur, vidéaste, dessinateur…) et alpiniste chevronné, découle toujours d’une immersion dans un environnement naturel, architectural, spirituel ou politique où la référence à la ligne, à la frontière, à la topographie et au territoire est une constante. Il en résulte une expérience performative et métaphorique dans laquelle le corps est physiquement engagé à travers la marche, l’escalade et le geste sollicité. Le corps de l’artiste reste le lieu précis de l’action, le médiateur physique entre l'environnement urbain et naturel, le réceptacle de fictions personnelles mais aussi d’une histoire collective. »
Source : http://www.mac-s.be/dbfiles/mfile/800/808/Fiches_L_images_suivante.pdf (consulté le 26/05/2016)

« Artiste sans atelier, l’exposition est pour Neal Beggs le prétexte à présenter de nouvelles associations de formes plastiques et de médiums. Les différentes invitations lui permettent de reprendre son ouvrage là où il l’avait laissé. L’œuvre est pour lui l’ensemble de ce processus. Ses marches, ses sculptures, ses dessins, ses vidéos, ses expérimentations sonores le suivent de lieu en lieu. Chaque nouvel espace est l’occasion d’inventer de nouvelles combinaisons, de renouveler les propositions de présentation et de produire de nouvelles pièces. »
Source : http://www.lycee-ledantec.ac-rennes.fr/residence/?p=416 (consulté le 26/05/2016)

À propos de l'oeuvre Surface Action.
« [Dans Surface Action] on voit l’artiste filmé en chaussures à crampons, piolet à la main, enjamber des murs de la galerie Le Sous-Sol à Paris. Ce n’est pas tant cette dimension d’effort ou de défi sportif qui donne à ce geste sa teneur, mais sa décontextualisation ou recontextualisation au cœur du sacro-saint « cube blanc ». En ce sens, Neal Beggs se positionne constamment du côté des artistes qui prennent part à la vie, qui s’y confrontent sur le terrain et produisent une œuvre tendant à invalider la limite qui séparerait l’art du réel. »
Source : http://navigartoai-macs.preprod.videomuseum.fr/specificData/macsoai/notices/nro/NealBeggs.htm (consulté le 26/05/2016)

25.5.16

*** Nouvelle sortie de garage ! ***

Bonjour à tOus !

La semaine prochaine notre drôle de zèbre vous attend à Limoges pour :

Titi et Graminée vont en voir de toutes les couleurs aux Jardins de l'Évêché !

Samedi 4 et dimanche 5 juin, tout public, en continu de 11h à 18h
(vendredi 3 juin réservé au public scolaire)

Ateliers + installations + performances collectives

+ Exposition dans la vitrine du Van des I.N.I. - Insectes non identifiés d'Alain Doret, issus de la collection du FRAC-Artothèque du Limousin

+ Dans le cadre d'un partenariat entre l'ENSA Limoges et art nOmad :
- Exposition, dans les jardins, des productions des étudiants de 2e année art
- Performance : visite commentée de leur exposition par les étudiants de 2e année art, dans les jardins, samedi 4 juin à 15h

Avec :
Clorinde Coranotto (plasticienne-entremétologue, directrice art nOmad et enseignante à l'ENSA Limoges)
Chantal François (présidente art nOmad)
Aurélie Verlhac (plasticienne et assistante art nOmad)

Et les étudiantes de l'ENSA Limoges :
Fanny Cavan (3e année design)
Alice Colin (2e année art)
Lili Dugnolle (1re année)
Camille François (3e année art)
Madeleine Sarais (2e année art)

Menu complet à zoOmer/télécharger :


13.5.16

petites Fricassées d'oeuvres à domicile : 7e !

Rappel :
Sur le principe de ses "petites Veillées vidéo à la maison" limousines, art nOmad propose ses "petites Fricassées d'oeuvres à domicile" essonniennes, depuis novembre 2015 et jusqu'en juin 2016, à raison d'un samedi par mois. Il s'agit d'une intervention chez l'habitant, à l'initiative du Domaine départemental de Chamarande (conseil départemental de l'Essonne) durant laquelle de courageux hôtes et leurs invités pourront découvrir le temps d'un après-midi, dans leur salon, deux oeuvres issues de la collection du Fdac Essonne - une vidéo + une oeuvre "tangible"(sculpture, installation...) - puis en débattre... Et, si le coeur leur en dit, il se pourrait même qu'ils soient incités à commettre joyeusement de l'art !


La 7e petite Fricassée aura lieu samedi 14 mai 2016, à Corbeil-Essonnes, dès 15h.

Au menu du jour :

Charlotte Charbonnel, Magma, 2011.
Sculptures mouvantes. Chêne, métal, matériaux divers.
Dimensions : 75 x 75 x 14 cm


Charlotte Charbonnel
est née en 1980 à Paris, vit et travaille à Paris.
Elle trouve dans l'exploration de différents domaines de la science (comme la météorologie, l'acoustique, la sismologie) les moyens de renouveler une perception du monde. Les découvertes scientifiques la captivent, nourissent ses réflexions et l'aident à comprendre ce monde et les objets qui l'entourent, à l'écoute de l'énergie, des ondes, des vibrations... Dans ses oeuvres, Charlotte Charbonnel joue ainsi avec la glace, le vent, l'eau et les nuages. Chacune de ses installations semble être l'une des multiples pièces d'un immense laboratoire futuriste dans lequel il serait possible de voir le son, écouter la matière, vivre et observer les phénomènes naturels et physiques. Les instruments de ses expérimentations possèdent une force plastique aussi mystérieuse que les histoires qu'ils véhiculent.
La place du spectateur est également importante, puisqu'il peut être amené à activer les propositions de l'artiste : "J'essaye dans mon travail de faire qu'à un moment le public puisse participer et que l'oeuvre que je lui propose, fasse partie intégrante de son regard, lui donne envie d'y prendre part et qu'il ne soit plus seulement dans un rapport passif. Il y a une invitation à ce qu'il saisisse la pièce, qu'il essaye d'avoir un échange avec."

À propos de l'oeuvre Magma

« Le paysage est instable et mouvant[…]. La Terre vibre sous nos pieds, son activité est cachée, contenue et, à tout moment, peut exploser […]. J’ai cherché ce rapport physique au sol mouvant. Magma est une sculpture mécanique qui se compose d’un plateau et de deux cadres articulés et fixés sur des axes. Ces deux degrés de liberté permettent une mobilité de gauche à droite et d’avant en arrière. Ces trois Magma font partie d’un ensemble de cinq qui symbolisent les cinq continents : comme une entrée possible vers chaque terre. Le dessous de cette écorce, l’envers et l’endroit de la surface ont motivé les recherches de cette sculpture [qui] devient le véhicule de ce qui est caché […]. Je voulais mettre en évidence le rapport du corps face à une sculpture, sa position dans un espace, son adaptation à un environnement en mouvement et qui peut basculer. Le paysage, cette immensité que l’on ne peut embrasser, est ici matérialisé par une forme primitive, simple, géométrique et universelle : un carré. Ces trois carrés sont d’apparence identique, mêmes matériaux, mêmes dimensions, mais leur singularité se trouve à l’intérieur. Le visiteur fait l’expérience physique de cette sculpture “praticable”, afin d’en ressentir sa mobilité, ses perturbations et d’essayer de trouver l’équilibre. »
Source : site de l'artiste :
http://charlotte-charbonnel.com/magma-i-ii-iii-iv-et-v-2011 (consulté le 3/05/2016)


 +


Muriel Toulemonde :
Fabeltier, 2000, vidéo couleurs muette sur DVD, 30 min. en boucle.
Atalante, 2004, film super 16 mm gonflé en 35 mm, couleurs et son, 16/9e, 4 min 33 s.


Muriel Toulemonde est née en 1970 à Lille, vit et travaille à Arles.
En photographie ou vidéo, son travail s’interroge sur l’omniprésence de la notion de perfection du corps, de performance physique et de dépassement des limites « naturelles » de la vie. Du pouvoir de la science et de la technologie dans le dépassement de ces limites. De la vanité de telles tentatives. De l’impossibilité de ces issues.
« Mon intérêt s’est porté très tôt sur l’homme dans sa condition physique, en miroir de sa condition humaine. Dans cette perspective, les espaces dédiés au soin et au sport ont été mes postes d’observation privilégiés. J’ai filmé les trajectoires des athlètes comme des segments tracés dans le flux de leur existence. Je cherchais dans le mouvement des corps une forme de grâce et d’apesanteur par laquelle il serait possible de capter ce qui s’échappe, de retenir quelque chose de la perte… Ce sont souvent de telles situations que j’ai cherchées à mettre en place pour filmer les athlètes à l’entraînement : définir un espace scénique, une boîte, un écrin, qui s’apparente d’avantage à un réceptacle qu’à un décor, pour mettre en valeur la trajectoire et la gestuelle du corps. Tout comme le corps liquide étudié dans le bassin à houle, les athlètes ou les chevaux devant ma caméra étaient des corps sans lieu, des corps abstraits. » Muriel Toulemonde.
Source : site du Lab 71, à l'adresse : http://www.lab71.fr/uploads/media/dossier-de-presse-lab71-exposition-transformation.pdf (consulté le 3/05/2016)


À propos des oeuvres Fabeltier et Atalante

Fabeltier : (« Fabeltier » en allemand signifie « animal fabuleux »). Il s'agit d'un plan fixe sur un cheval piétinant un torrent, dans un habitacle de rééducation pour membres brisés. L’animal n’est vu que par le dos de sa robe grise, le bruit des sabots dans l’eau et le roulement des muscles de son fessier donnent à l’ensemble un rythme chevaleresque que contraint l’espace minuscule dans lequel se situe la scène. Face à ce spectacle, l’observateur est gêné mais retenu par un trouble qui n’a rien de sadique, car ce qui plaît n’est pas tant la vacuité du mouvement perpétuel, incompréhensible et forcé du cheval, que l’ondulation de sa peau accordée à l’eau qui coule. »
Source : site de la revue Oeuvres :
http://oeuvres-revue.net/2012/01/02/betes-off-conciergerie (consulté le 3/05 2016)


Atalante : Atalante, à la rapide foulée, est cette héroïne de la mythologie grecque qui s’engagea à prendre pour époux l’heureux qui la vaincrait à la course. Muriel Toulemonde revisite ce mythe en filmant, sur un haut plateau grec, une jeune athlète à l’entraînement au sprint. À son dos, cette dernière a accroché un parachute, ce qui ralentit sa course et multiplie ses efforts. L’artiste tente ainsi d'aborder la course dans sa dimension spirituelle et l’entraînement sportif comme un récit intime et solitaire de l’effort.
Source : http://acces-s.org/agenda/156/synthetique-plaisir-bus-tour et http://festivaldanceonthebeach.blogspot.fr/2011/05/projection-videoart-dance-on-beach.html (consultés le 3/05 2016)

Dans Fabeltier et Atalante, temps et mouvement sont fondamentalement incarnés par la figure, que celle-ci soit humaine ou animale. Le médium vidéo permet de fixer la trajectoire du corps mis à l’épreuve d’une gestuelle plus ou moins contraignante, puis d’isoler et diluer cette performance physique dans une temporalité singulière, détachée du cours inexorable des choses.
Source : http://rencontres-arles-photo.tv/artiste/toulemonde-muriel/#muriel-toulemonde-le-monde-fluide-des-formes (consulté le 3/05/2016)

3.5.16

En approche !

Flash-back sur la Biennale art nOmad,
la première biennale d'art contemporain itinérante.
 


Mardi 10 mai à 19h, à l'ENSA Limoges, amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau.


Une co-conférence de Clorinde Coranotto (plasticienne-entremétologue, directrice d'art nOmad), Fred Mars Landois (artiste), Éloïse Nedellec (graphiste designer), Aurélie Verlhac (plasticienne, assistante d'art nOmad), 5 étudiants de l'ENSA Limoges (Fanny Cavan, Camille François, Thibault Gibierge, Jérémie Marié, Raphaële Raffort) et d'autres membres des différentes équipes de ce convoi exceptionnel ralliant Arnac-la-Poste à Venise en octobre 2015 et embarquant "Sublime de Voyage", une exposition de 20 artistes internationaux sous le commissariat de Paul Ardenne.

Il s’agit de revenir sur cette aventure artistique et humaine en tant que performance collective. Par ce premier « flash-back », nous avons choisi d’aborder l’aspect pédagogique de ce projet hors-norme, qui a pris la forme d’un laboratoire de recherche embarqué ‒ en partenariat avec l’ENSA Limoges ‒ dont l’enjeu est de s’interroger sur la trace d’une telle expérience.
La parole est donc donnée aux cinq étudiants ainsi qu’aux personnels et enseignants de l’ENSA Limoges qui ont participé à la mise en œuvre de cette performance tant sur le plan de la logistique que sur le plan artistique. Seront entre autres évoqués les différents métiers du champ de la création artistique auxquels les étudiants ont été sensibilisés (commissariat d’exposition, régie des œuvres, médiation, communication, production et édition).
Est également prévue une intervention de Fred Mars Landois, artiste et membre actif du convoi exceptionnel, qui présentera en particulier le travail qu’il a déployé lors du voyage.
Faisant elle-même partie du processus de création de la biennale, cette co-conférence est une étape dans l’élaboration d’un projet éditorial spécifique, qui sera accompagné d’une exposition à la Bfm fin 2016.

Pour en savoir plus sur la biennale art nOmad, rendez-vous sur : https://biennaleartnomad.wordpress.com/


Le Véhicule art nOmad en route vers Venise ! photographie : Camille François

22.4.16

art nOmad à la Foire annuelle des Grands-Chézeaux !

Dimanche 1er mai, de 9h30 à 16h30, face à la mairie des Grands-Chézeaux (87160)

Rendez-vous autour de notre drôle de zèbre pour un moment convivial et festif ouvert à tous, 
avec création d'Objets Généreusement Migratoires... 

Matériel et bOnne humeur fournis sur place !


1.4.16

En approche !


art nOmad en résidence à La Littorale #6 - Biennale internationale d'art contemporain Anglet-Côte Basque, ça commence mercredi 6 avril  -> Performances balnéaires garanties !


COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA LITTORALE



UNE SÉLECTION INTERNATIONALE
POUR LA BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN D’ANGLET - CÔTE BASQUE

« RIVAGE, RIVAGES »
DU VENDREDI 26 AOÛT AU MERCREDI 2 NOVEMBRE 2016

Pour sa sixième édition, la Biennale internationale d’art contemporain d’Anglet-Côte basque devient La Littorale. Une appellation choisie pour ancrer géographiquement cet événement culturel dont le parcours artistique est confié à l’écrivain et historien d’art Paul Ardenne.

Le nouveau commissaire souhaite, à travers La Littorale #6, que « les artistes sélectionnés s'interrogent sur les tensions et contradictions dont les rivages font aujourd'hui l'objet. Il s'agit-là, en effet, de lieux prisés pour la douceur de vivre autant que des frontières physiques, des espaces limites, politiques, agrégeant des acteurs aux intérêts souvent divergents ». Anglet ajoute à ces dimensions l'idée d'un « Eden écologique, et une nature grandiose ». La biennale réaffirme ainsi son caractère d'exposition de plein air, dans de larges espaces pour l'expression, où sont privilégiées les thématiques liées au complexe du littoral : espace balnéaire de loisirs, espace frontière et de contact, espace écologique fragile et en rapide évolution.

Du 26 août au 2 novembre 2016, La Littorale #6 propose un parcours constitué d’oeuvres monumentales réalisées par des artistes de plusieurs nationalités et installées dans des espaces emblématiques : La Barre, le parc écologique Izadia, le front de mer et ses espaces verts ainsi que La Chambre d’Amour.


LES ARTISTES INVITÉS
UNE SÉLECTION INTERNATIONALE

art nOmad (France) propose, dans le cadre d'une résidence, des expériences participatives dans deux lieux emblématiques du littoral, et ce, pendant toute la durée de la biennale. Première offre, ancrée dans la réalité de cet espace longtemps gouverné par la pêche hauturière, des sérigraphies inspirées de la statuaire des cimetières reportées sur des couvertures de survie puis collées sur la rocaille locale, écho aux naufragés basques de l'Atlantique. Seconde offre, cette fois dans la Chambre d’Amour : l'organisation d'ateliers d’écriture participatifs sur les thèmes éternels du Serment d’amour et de l’attachement.

Conrad Bakker (États-Unis) appartient de manière tacite et malicieuse à notre époque, souvent décrétée comme celle de l’objet proliférant, période consumériste et productiviste en diable dans laquelle la société industrielle baigne l’homme occidental mais aussi, aujourd'hui, l'homme global. Conrad Bakker présente dans le parc Izadia l'installation Façade, une cabane matérialisée à partir de contreplaqué de bois inspirée de celle construite de ses mains, à Walden, par Henry David Thoreau, l'auteur de la Vie dans les bois, le premier livre "vert" de l'histoire.

Benedetto Bufalino (France) détourne les objets du quotidien pour en faire des œuvres ludiques. L’espace public est son terrain privilégié d'aventures artistiques. Pour La Littorale #6, cet artiste lyonnais jamais ennemi du gag visuel installe un terrain de rugby en trois dimensions où le public est invité à prendre place, à l'instar de figurines de babyfoot. L'art comme formule de jeu, de bonne humeur, de détente, dans un cadre propice.

Le monde de Fabrice Langlade (France), sculpteur actif depuis les années 1990, est celui des énigmes visuelles et des formes improbables, échappant bien souvent à toute classification - des "WANI", contraction orale de "O.A.N.I.", pour "Objet Artistique Non Identifié". Pour La Littorale #6, cet artiste français connu pour ses projets fous (implanter un pont de porcelaine au milieu de la steppe mongole, sur l'axe de la Route de la Soie...) propose une succession de sculptures totems, signaux géodésiques en relation avec l'histoire locale, la surveillance maritime notamment, disséminés sur l'ensemble du site d'exposition.

Artiste australien internationalement reconnu, Shaun Gladwell a représenté son pays à la Biennale de Venise en 2009. À Anglet, il présente plusieurs de ses œuvres vidéo, nombreuses, en relation avec l'eau. La mise en scène de l'élément aquatique par Shaun Gladwell, portée au mystère, à la force élémentaire, semble une réactualisation du romantisme. Beauté, force, sidération.

Originaire de la région basque, Rachel Labastie (France) pose un regard critique sur les traditions ancestrales régionales et questionne la lutte incessante de l’homme avec cette particulière matière qu'est la nature. Son œuvre Enlisement, une embarcation de terre ensevelie sous la vase, fait écho aux contradictions du territoire. Le travail de la terre ou la lutte avec l’océan. Et toujours ce rêve, cette nécessité intérieure du retour à la terre natale.

Le duo Joanna Malinovska - CT Jasper (Pologne/États-Unis) ont choisi la Biennale d’Anglet pour présenter une dernière fois leur fort insolite installation Mother Earth, Sister Moon - une cosmonaute géante en combinaison surgie de l'ère de la conquête spatiale soviétiques, malencontreusement tombée depuis le ciel sur le littoral basque. Cette sculpture aux proportions colossales, contre toute attente, abrite un espace d’exposition inhabituel. En 2013, pour la Biennale de Venise, les artistes y ont organisé un défilé de mode.

Les œuvres éphémères d’Andrea Mastrovito (Italie) proposent une réflexion sur les flux migratoires et la condition humaine. Les sculptures de sable de cet artiste originaire de Bergame, en forme d’hommes et de femmes et aux postures inspirées de celles des naufragés et autres migrants venant s'échouer sur les côtes d'Europe ou de Californie, seront disposées sur les plages d’Anglet de manière à être peu à peu consumées par les vagues, avec une implacable force de suggestion.

Robert Montgomery (Grande-Bretagne) est un poète-sculpteur. Paul Ardenne a souhaité qu’il intervienne dans le cadre de La Littorale #6 pour y présenter ses poèmes-lumière, des installations auto-luminescentes servant de support à des textes poétiques d'une puissante intensité. L'artiste aborde, à travers ses mots, des thèmes universels tels que l’énergie, l’amour et la bonté humaine avec un langage rare, et des effets visuels spectaculaires.

L'oeuvre collaborative de Lucy & Jorge Orta (Argentine/Grande-Bretagne/France) explore les sujets sociaux et écologiques au travers d'oeuvres très originales recourant aux supports les plus divers. La signature de ces deux artistes, l'une anglaise, l'autre argentin, basés dans la Brie, près de Paris, et mondialement reconnus : le design d'urgence, recyclé à travers l'intervention, la mode ou encore la vaisselle ou la machinerie de traitement de l'eau, diversement. À Anglet, Les Orta présentent un véhicule de secours bien dans l'esprit du temps, un bus servant de logement pour sans- papiers. Cette proposition se double d'une incitation faite aux visiteurs de la biennale d'adhérer à leur nation utopique Antarctica, en échange d'un passeport et de l'engagement à respecter l'environnement au quotidien.

C'est en utilisant l’humour, teinté d’une pointe de cynisme, que Laurent Perbos (France) détourne les objets de notre quotidien pour les inscrire dans une réflexion sur la sculpture contemporaine. Ses préoccupations plastiques se focalisent sur des objets usuels qu’il utilise comme matériaux. Pour La Littorale #6, il présente Babylone, des faux palmiers réalisés à base de tuyaux, roches et plantes en plastique.

Le U-BOAT de Kemal Tufan (Turquie) est une allégorie du pouvoir : l'engin de terreur qui prend place dans le territoire pour l'occuper, le surveiller et punir le cas échéant. Cette installation métallique, à l’image d’un bateau échoué sur la plage, sera cependant recouverte de vêtements colorés, donnés par le public tout au long de la Biennale, en une lisible métaphore du contrôle et du pouvoir démocratiques.



ORGANISATION
Ville d'Anglet - Direction de la Culture et de l’Ouverture internationale
Villa Beatrix Enea, 2 rue Albert-le-Barillier, 64600 Anglet. Tél. : 05 59 58 35 60

23.3.16

petites Fricassées d'oeuvres à domicile : 5e !

Rappel :
Sur le principe de ses "petites Veillées vidéo à la maison" limousines, art nOmad propose ses "petites Fricassées d'oeuvres à domicile" essonniennes, depuis novembre 2015 et jusqu'en juin 2016, à raison d'un samedi par mois. Il s'agit d'une intervention chez l'habitant, à l'initiative du Domaine départemental de Chamarande (conseil départemental de l'Essonne) durant laquelle de courageux hôtes et leurs invités pourront découvrir le temps d'un après-midi, dans leur salon, deux oeuvres issues de la collection du Fdac Essonne - une vidéo + une oeuvre "tangible"(sculpture, installation...) - puis en débattre... Et, si le coeur leur en dit, il se pourrait même qu'ils soient incités à commettre joyeusement de l'art !


La 5e petite Fricassée aura lieu samedi 26 mars 2016, à Nozay, dès 15h.

Au menu du jour :

Dominique Mathieu, Psyché-miroir, 2007.
Miroir, pin, pierre reconstituée, pigment. 70 x 33 x 188 cm.


Dominique Mathieu
est né en 1970 à Lyon. Il vit et et travaille à Paris.
Assistant de designers et d’architectes durant sept années avec lesquels ils collaborent sur des projets d’architecture, d’architecture d’intérieure, de scénographie et de design, « Dominique Mathieu interroge aujourd’hui plus que jamais sa profession quant à ses réelles orientations, et par là même nous interroge sur le sens de nos choix respectifs, de l’orientation de nos existences. Comme pressé par une urgence, Dominique Mathieu transcende les codes du design, et tente d’englober dans son travail des valeurs sociales, politiques et écologiques, dont l’importance dépassent pour lui les contraintes habituelles du design et situent ses propositions en dehors des clivages habituels. Inquiet, le designer ne cherche plus à séduire, mais à interroger nos consciences de consommateurs, de citoyens face à la vacuité de l’économisme. »
Source : http://www.galeriemica.com/expositions/fracture-sociale/ (consulté le 8/03/2016).

À propos de l'oeuvre Psyché-miroir.
Le miroir dit « psyché » est un élément de mobilier courant, mobile et inclinable à la valeur symbolique. En effet le miroir incarne à la fois la vérité, l'orgueil et la vanité dans la mythologie et l'histoire de l'art, ainsi que l'image d'objet magique renvoyant à un espace autre.
Le Psyché-miroir de Dominique Mathieu ne se réfère en rien à cette définition. D'une simplicité brute, cette installation composée d'un miroir rectangulaire sans réglages possibles, d'un tasseau de bois simple et d'un bloc de béton en guise de socle engage et sollicite le corps du spectateur.

 +

Jordan Wolfson, Neverland, 2001. Vidéo couleur et son, 4 min.

Jordan Wolfson est né en 1980 à New-York. Il vit et travaille à Berlin et New-York.
Avec une certaine économie des moyens, Jordan Wolfson crée des films, des installations et des vidéos, qui interrogent notre monde et ses mythologies collectives, à travers des icônes culturelles, issues du cinéma ou de la musique, comme Charlie Chaplin, Christopher Reeve,
Erik Satie ou Michael Jackson.
« Ses films et installations combinent les caractéristiques de l’art conceptuel à l’exploration d’expériences personnelles et à un sens poétique, conduisant certains critiques à qualifier son œuvre de “romantico-conceptuelle”. Il joue fréquemment avec l’idée de répétition et réalise des films numériques qui sont ensuite transférés en 16 mm. […] Une certaine mélancolie plane sur l’œuvre de Jordan Wolfson, mais elle est toujours teintée d’ironie, conférant au familier et à l’ordinaire un caractère étrange. »
Source : https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/c6rrErd/rBA556q (consulté le 8/03/2016).


À propos de l'oeuvre Neverland.
Sur un fond blanc, une paire d'yeux flotte dans un espace indéterminé. Aucun son n'accompagne l'image. L'absence de contexte, la métonymie extrême, limitant le visage aux yeux, déconcertent le spectateur. Seul le titre donne un indice : Neverland évoque l'univers artificiel que Michael Jackson s'était fait construire, ce fameux ranch acheté par le chanteur en Californie en 1988 et transformé en immense parc d'attractions, destiné à y recevoir ses amis. Neverland c'est aussi le pays imaginaire de Peter Pan, où les enfants ne grandissent jamais.
Lorsque Michael Jackson fut accusé de pédophilie, le ranch fut perquisitionné plusieurs fois et, pour se défendre, celui-ci y réalisa une vidéo dont Jordan Wolfson a effacé tous les éléments visuels et sonores pour ne garder que les yeux, seuls éléments authentiques du visage de la star, tant de fois remanié par la chirurgie esthétique.

17.3.16

En ligne !

À découvrir sur notre nouvelle chaîne YouTube : la 1re vidéo de la Biennale art nOmad, réalisée par Raphaële Raffort (étudiante en 5e année à l'ENSA Limoges) lors de son lancement sur le parvis du Palais de Tokyo à Paris, le 13 septembre 2015, de midi à minuit.

8.3.16

Retour sur la 4e « petite Fricassée d'oeuvres à domicile »

Les Ulis, samedi 13 février 2015 

 

Choisir deux œuvres pour saisir quelques liens-clefs

 

Pour chaque Fricassée, parmi les pièces issues de la collection du Fdac Essonne et exposables chez l'habitant, art nOmad choisit un duo inédit : œuvre « tangible »*/oeuvre vidéo. Ce duo est déterminé par le fait que non seulement les thématiques et les traitements formels des deux œuvres en question se rejoignent — ou, au contraire, s'opposent —, mais aussi parce qu'il recèle des éléments faisant écho aux préceptes et aux actions d'art nOmad.
Voici donc pourquoi nous avons sélectionné ensemble, pour cette 4e édition, le La La Land de Wilfrid Almendra et le Kaléidoscope de Zhenchen Liu :

Une histoire de mélanges audacieux
La La Land est une sculpture composite fantastique, mélangeant aussi bien des matériaux divers (bois, mélaminé, plomb) que des couleurs tranchées (doré, clair-boisé, noir et blanc), des finitions changeantes (linéaires et anguleuses, lisse et douce, flammées et sauvages) ; c'est un objet hybride à caractère mythologique, à l'allure brouillée (le haut a la forme d'un manche de raquette de tennis tandis que le bas figure une patte d'équidé).
Kaléidoscope est une œuvre vidéo enivrante faite d'assemblages rythmés d'images tout aussi disparates dans leurs couleurs et dans ce qu'elles représentent, provenant pourtant toutes de papiers peints aux motifs tantôt abstraits, tantôt figuratifs, mêlant formes géométriques, reflets et symétries, végétaux, animaux, humains et divinités, tons chauds et froids qui s'entrechoquent, profusion de détails et impressionnante harmonisation des séquences.
art nOmad est un centre d'art d'intervention et de recherche en entremétologie qui se nourrit quotidiennement de la diversité afin de croiser des sources hétéroclites et d'inciter ainsi tout un chacun, quelque soit son âge, son milieu, son statut, à la création sous toutes ses formes, sans à priori ; qui se plaît à faire sans cesse des allers-retours entre le collectif et l'intime, à intervenir aussi bien sur la place publique qu'en structure particulière ou chez l'habitant, à provoquer la rencontre entre des éléments ou des individus qui ont peu ou rien en commun et à leur faire tisser des liens, éphémères ou durables.

Un jeu de caché/révélé, d'illusions et de détournement
La La Land s'inspire d'un bâton de marche ancestral basque : le makila, ayant la particularité de dissimuler une arme à l'intérieur du manche. Derrière l'apparente douceur de la séduisante sculpture, se cacherait donc un objet de terreur. Et puis, autre piège : même s'il figure un bâton de marche, La La Land est en partie composé de plomb, ce qui le rend beaucoup trop lourd pour son usage originel et accentue, de fait, sa dangerosité.
Kaléidoscope, comme écrit plus haut, est composé d'images issues de papiers peints. Les motifs animés qui en ressortent sont gais, dynamiques, subjuguent par leur esthétisme, leur éclat. Pourtant, tous ces papiers peints proviennent d'habitations détruites, dont les occupants ont été chassés. L'illusoire légèreté de la vidéo se fissure pour dévoiler une réalité sombre et funeste.
art nOmad a conçu un dispositif d'action phare : le Véhicule art nOmad. Celui-ci a l'allure d'un camion d'épicier, avec ses hayons s'ouvrant de tous côtés, sa vitrine se déployant vers l'extérieur… Grâce à lui, nous nous faufilons sur les places de marchés, les foires agricoles, au milieu des fromagers ou autres vendeurs de matelas. Sauf que ce camion là ne vend rien ! Tel un cheval de Troie, mais pacifiste, discrètement zébré de rouge et de vert, il offre aux passants interloqués une nourriture artistique, la possibilité de participer à des expérimentations plastiques et joyeuses et de les partager sans modération.


Aller plus loin en proposant l'expérience de la performance collective 

 

Concocter de micro-ateliers-déclics
L'enjeu des Fricassées — et de toute action art nOmad — c'est de faire découvrir l'art contemporain autrement (nous ne sommes pas des médiateurs, mais des artistes) : de manière ludique, par le biais de la pratique, les spectateurs devenant participants, et, à leur tour, créateurs. Il s'agit ainsi, pour eux et nous, de s'essayer à la performance collective.
À l'occasion de cette 4e Fricassée, pour continuer à jouer avec les thématiques de l'illusion et du détournement évoquées par les travaux d'Almendra et Liu, art nOmad a ressorti de ses placards son emblématique charcutaille de papier — une collection d’images de produits alimentaires véritables scannés, imprimés en couleurs et utilisés comme base de travail au Salon international de l’agriculture à Paris en 2011** — et proposé aux participants ulissiens de les découper/mêler/assembler afin de créer de curieuses plantes fantastiques… pour le moins carnées !

Se laisser surprendre par le feu de l'action et l'enthousiasme des participants
Chaque Fricassée réserve son lot de plaisir, à chaque fois inédit ! Cette fois-ci, nous avons particulièrement été touchées par l'installation improvisée des expérimentations réalisées l'après-midi par les invités de tous âges de notre adorable hôte. Sans tache aucune, le mur blanc du salon de cette dernière s'est en effet éphémèrement mais goulûment habillé de fleurs aux pétales de saucissons, aux tiges de brochettes et feuilles de jambons, de prairies de steaks et de nuages de boudins, et autres folies végéto-charcutaillères, avant d'être vernis dans les règles de l'art par une joviale et courageuse maîtresse de cérémonie !… Et après décrochage, chacun a repris sa création, vouée peut-être à être offerte à l'un de ses proches, veille de Saint-Valentin oblige !


* Par œuvre « tangible », on entend : sculpture, installation, photographie ou dessin encadré.
** Ces images peuvent être téléchargées sur le blog consacré au livre art nOmad se manifeste !

23.2.16

la 1re Biennale art nOmad dévoile enfin quelques clichés !

Voici quelques images-souvenirs du périple, depuis le lancement sur le parvis du Palais de Tokyo le dimanche 13 septembre 2015 jusqu'à la performance d'arrivée à Venise, place du marché de Marghera le samedi 24 octobre 2015.

Près de 200 autres (et + encore à venir) vous attendent à l'adresse : https://biennaleartnomad.wordpress.com/ !


4.2.16

petites Fricassées d'oeuvres à domicile, 4e !

Rappel :
Sur le principe de ses "petites Veillées vidéo à la maison" limousines, art nOmad propose ses "petites Fricassées d'oeuvres à domicile" essonniennes, depuis novembre 2015 et jusqu'en juin 2016, à raison d'un samedi par mois. Il s'agit d'une intervention chez l'habitant, à l'initiative du Domaine départemental de Chamarande (conseil départemental de l'Essonne) durant laquelle de courageux hôtes et leurs invités pourront découvrir le temps d'un après-midi, dans leur salon, deux oeuvres issues de la collection du Fdac Essonne - une vidéo + une oeuvre "tangible"(sculpture, installation...) - puis en débattre... Et, si le coeur leur en dit, il se pourrait même qu'ils soient incités à commettre joyeusement de l'art !


La 4e petite Fricassée aura lieu samedi 13 février 2016, aux Ulis, dès 15h.

Au menu du jour :

Wilfrid Almendra, La La Land, 2007.
Bois, mélaminé, clarkfoam, plomb, peinture, vernis, 11 x 9 x 96 cm. Pièce unique.


Wilfrid Almendra est né en 1972 à Cholet. Il vit et travaille à Cholet.
« Chez Wilfrid Almendra, idées et matériaux sont indissociables. Il tire son vocabulaire formel de l'architecture, mais surtout des formes et surfaces qui nous entourent. Examinant tout autant les pratiques amateurs et dilettantes que les travaux des grands architectes de la modernité, il crée des sculptures ambiguës en associant avec ingéniosité des sources composites. Il ne s'agit toutefois pas simplement de mêler les registres culturels ni de brouiller les frontières entre une culture dite noble ou populaire. Almendra est au contraire fasciné par ce que pourraient partager le bricoleur du dimanche habitant en zone pavillonnaire avec l'urbaniste, l'artiste conceptuel ou l'artisan. » Source : http://www.fondation-entreprise-ricard.com/Expositions/view/90-Wilfrid-Almendra-Materiologique (consulté le 4/02/2016).

À propos de l'oeuvre La La Land.
Inspiré du makila, un bâton de marche traditionnel de la région des Landes dans lequel se dissimule une lame, La La Land est un hybride ludique évoquant à la fois un accessoire de sport — le manche s'apparente à celui d'une raquette de tennis — et une arme. En partie composé de plomb, le poids de l'objet en interdit cependant l'usage original tout en accentuant son caractère paradoxal, à la fois dangereux et décoratif. Évoquant une patte d'animal et empruntant son titre à un tube pop britannique, cette sculpture se situe dans un entre-deux entre nature et culture, récréativité et agression. Source : domaine départemental de Chamarande.
 +

Zhenchen Liu, Kaléidoscope, 2009. Vidéo couleur, 13 min.

Zhenchen Liu
est né en 1976 à Shanghai. Il vit et travaille à Paris et à Shangai.
« Parce qu’ils n’arrêtent pas l’innovation conceptuelle et formelle à l’expérimentation de techniques, parce que la vue n’y est pas assujettie à la technologie ni la pensée arraisonnée à l’emploi de logiciels ; les films de Zhenchen Liu (...) suscitent en nous un dialogue intense, nous entretenant de la réalité de notre monde urbain et global, et plus particulièrement de l’Autre de notre civilisation : la Chine, vue à travers sa ville-vitrine : Shanghaï. Capitale de la démesure cristallisant le miracle économique chinois, où le temps accéléré par un excès de modernité basé sur la rupture, a fini par détruire celui des questions humaines, de la communauté et de son histoire. » Source : Lucas Hees, http://slash-paris.com/artistes/LIU/a-propos (consulté le 4/02/2016).

À propos de l’œuvre Kaléidoscope.
« Le Kaléidoscope de Zhenchen Liu réfléchit et combine à l'infini de “belles images” de la Chine contemporaine. Ainsi dans cette mosaïque colorée et harmonieuse où feux d'artifices, bouddhas joviaux, portraits souriants de Mao sur le Yuan, d'industriels ou de miss de concours de beauté côtoient des motifs floraux. Mais cette douceur n'est qu'un leurre : ces motifs sont tirés de papiers peints des maisons détruites dans les quartiers anciens de Shangai d'où sont expulsés chaque année des milliers d'habitants. Un kaléidoscope broie des images passées pour en proposer de nouvelles ; il se caractérise par un processus de cassure et de rupture, à l'image de ce que réalise aujourd'hui la Chine, jeu de dupe, miroir déformant de réalités sociales extrêmement violentes, le pouvoir politique produit des récits sur la ville pour endormir toute velléité de remise en cause du nouvel ordre établi. » (Muriel Enjalran)

8.1.16

petites Fricassées d'oeuvres à domicile, 3e ! (et 1res de l'année !)

Rappel :
Sur le principe de ses "petites Veillées vidéo à la maison" limousines, art nOmad propose ses "petites Fricassées d'oeuvres à domicile" essonniennes, depuis novembre 2015 et jusqu'en juin 2016, à raison d'un samedi par mois. Il s'agit d'une intervention chez l'habitant, à l'initiative du Domaine départemental de Chamarande (conseil départemental de l'Essonne) durant laquelle de courageux hôtes et leurs invités pourront découvrir le temps d'un après-midi, dans leur salon, deux oeuvres issues de la collection du Fdac Essonne  - une vidéo + une oeuvre "tangible"(sculpture, installation...) - puis en débattre... Et, si le coeur leur en dit, il se pourrait même qu'ils soient incités à commettre joyeusement de l'art !


La 3e petite Fricassée aura donc lieu le samedi 16 janvier, à Saint-Chéron, dès 15h.

Au menu du jour :


Hugues Reip, Flxyulckr, 2002. Film d'animation, 2' 50".
Hugues Reip est né en 1964 à Cannes. Il vit et travaille à Paris.
« Hugues Reip (...) développe depuis le début des années 1990 une œuvre avec des moyens trés variés (dessin, sculpture, photographie, vidéo, diaporama...) et une économie tout à fait personnelle qui conjugue apparente simplicité, méticuleuse légèreté et efficacité pour explorer le fantastique et l'extraordinaire du quotidien et du familier. »
« Les théâtres d'ombres, le dessin animé ou le cinéma des origines sont quelques-uns des domaines dans lesquels Hugues Reip aime s'aventurer pour repenser la forme de l'exposition. Artiste qui privilégie les artifices bricolés, les illusions dénoncées aussitôt qu'aperçues, il a le goût de la science-fiction et des univers parallèles. Il sait trouver des fenêtres dans l'espace-temps pour s'emparer avec les doigts d'une séquence d'un film de Keaton, s'aventurer dans des décors de Méliès pour rencontrer l'aventure, faire entrer un toon dans l'espace en lui gardant sa platitude, ou élever des champignons dans un livre de Burroughs pour en faire éclore un sens secret. Par un jeu de miroirs, les appels et les allusions à des formes parfois archaïques de l'avant-garde font ressortir que l'art contemporain, même dans ses expressions les plus radicales, exige lui aussi que l'incrédulité soit suspendue. »
Source des deux extraits : page de présentation de la monographie Hugues Reip parue aux éditions Villa Saint Clair en 2011, sur le site des Presses du Réel, disponible à l'adresse : http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2088 (consulté le 7/01/2016)
À propos de Flxyulckr
« Réalisé à New York, ce film est constitué d'images de prospectus annonçant des concerts, collectés dans les rues de l'East Village. C'est une traversée musicale de la ville, de sa culture populaire de l'affiche spontanée et éphèmère. La bande-son est exécutée par SPLITt (Jacques Julien & Hugues Reip). » Source : présentation de l'oeuvre sur le site de l'artiste, disponible à l'adresse : http://www.huguesreip.com/situg3/03.04.03.flxyulckr.html (consulté le 7/01/2016) 

+

Joël Ducorroy, Les retrouvailles, 2001. 215 plaques minéralogiques et leurs supports, dimensions variables.

Joël Ducorroy est né en 1955, il vit à Montreuil et travaille à Paris.
« Joël Ducorroy est un collectionneur de mots qui joue avec l’art, qualifié d’humoriste néo- conceptuel. Il a trouvé un truc : "le truc c’est le style" pour lequel il suffit de savoir lire pour comprendre. Il a adopté la dénomination d’artiste plaquetitien qu’un ami de Raymond Hains, Jean-Claude Lange, lui a suggéré. En 1980, il rencontre Serge Gainsbourg et se livre avec lui à une brève facétie verbale : "Et cœtera c'est adéquat". Pour commémorer cet événement, il fait alors inscrire cette phrase sur des plaques minéralogiques dans le grand magasin où Marcel Duchamp a acheté son porte-bouteille. Il adopte le support de la plaque dès 1981, et réalise alors plusieurs œuvres dans un esprit proche des artistes Pop : les plaques désignent chacune une partie de l'objet global qui mises bout à bout recomposent la forme de cet objet. »
Source : extrait du site personnel de l'artiste, à l'adresse : http://joelducorroy.free.fr/presentation.htm (consulté le 7/01/2016)  
À propos de Les retrouvailles
« En 2001, l'artiste est invité à concevoir une œuvre spécifique pour la bibliothèque du château de Chamarande. Ainsi, choisit-il de garnir les meubles et vitrines d'une multitude d'énonciations en volumes : des plaques minéralogiques sur lesquelles sont gravés des mots ou phrases ayant trait à la notion de bibliothèque. Ces mots foisonnants, révèlent ce qu'ils sont censés représenter : sur une plaque minéralogique, l'épigraphe "livre", par exemple, fait la démonstration de l'objet ainsi énoncé. » Source : domaine départemental de Chamarande.
Pour ces petites Fricassées, 3 plaques parmi les 215 ont été sélectionnées et extraites de cette collection et seront présentées ainsi chez l'habitant.

parution du programme art contemporain en Limousin #39 !

Pour connaître toute l'actualité de janvier à avril 2016 des structures membres du réseau CINQ,25 (dont nous faisons partie), suivez le guide !

18.12.15

petites Fricassées d'oeuvres à domicile, deuxième !

Rappel :
Sur le principe de ses "petites Veillées vidéo à la maison" limousines, art nOmad propose ses "petites Fricassées d'oeuvres à domicile" essonniennes, depuis novembre 2015 et jusqu'en juin 2016, à raison d'un samedi par mois. Il s'agit d'une intervention chez l'habitant, à l'initiative du Domaine départemental de Chamarande (conseil départemental de l'Essonne) durant laquelle de courageux hôtes et leurs invités pourront découvrir le temps d'un après-midi, dans leur salon, deux oeuvres issues de la collection du Fdac Essonne  - une vidéo + une oeuvre "tangible"(sculpture, installation...) - puis en débattre... Et, si le coeur leur en dit, il se pourrait même qu'ils soient incités à commettre joyeusement de l'art !


La 2e petite Fricassée aura donc lieu ce samedi 19 décembre, à Itteville, dès 15h.

Au menu du jour :

Myriam Mechita, Le sommeil, 1997, fonte d'aluminium, 56 x 42 x 8 cm.

Myriam Mechita est née en 1974 à Strasbourg.
 Elle vit et travaille à Paris et Berlin.
« L’étrangeté du monde, le manque et le désir, moteurs premier de création, animent l’œuvre de Myriam Mechita d’un souffle parfois violent. La vie et la mort, la souffrance et le plaisir, le noir et la couleur, se heurtent dans ses sculptures, installations et dessins, d’une manière tour à tour sophistiquée et radicale, dans la tradition des vanités. Dans de nombreuses œuvres de l’artiste, les idées (souvent noires) de départ, de mort, d’adieu, sont très présentes, mais comme rattachées à la vie, maintenues en elle, par des liens de peu de poids, fragiles et colorés comme des perles, ou encore des paillettes, des broderies, de la joaillerie… Le travail de Myriam Mechita explore la temporalité et l’illusoire : "Mes productions refusent la solidarité, l’harmonie, la fusion ; je décèle toujours un questionnement sur le temps et son insaisissable fuite." Le désir de vie et de liberté, l’angoisse de mort imminente se confrontent ainsi dans l’œuvre de Myriam Mechita, fascinée depuis sa plus tendre enfance par la peinture d’un Fra Angelico. » (Paul Ardenne)

Le sommeil est une sculpture en fonte d'aluminium (la première sculpture en fonte de matériau réalisée par l'artiste), elle représente un chien couché au sol (celui de l'artiste, avec lequel elle a vécu pendant 17 ans), dont le regard et autres détails expressifs ne sont pas perceptibles. Il s'agit selon les propres mots de Myriam Mechita d'une « flaque de beauté au sol, un miroir endormi »...

+

Deimantas Narkevicius, Disappearance of a Tribe, 2005, film vidéo Betacam SP transféré sur DVD noir et blanc, 10 min.


Deimantas Narkeviciu
s est né en 1964 à Utena, en Lituanie. Il vit et travaille à Vilnius, en Lituanie.
« Sculpteur de formation, Deimantas Narkevicius a développé par la suite un travail sur la narration à travers le film et la vidéo. Le sujet central de cette œuvre est l’exploration de l’Histoire à partir d’un point de vue vivant et subjectif. Deimantas Narkevicius observe l’Histoire récente comme une méthode de travail. Il choisit d’en appréhender certains moments afin de mieux comprendre les phénomènes physiques et psychologiques de notre contemporanéité. Cette recherche remet en question de façon permanente sa propre position. »  
Source : http://www.gbagency.fr/fr/19/Deimantas-Narkevicius/#!/Presentation/site_textes/76

« Le film Disappearance of a Tribe consiste en une succession de photographies, reconstituant l’histoire d’une famille. Les images montrent une vie ordinaire sous l’ère soviétique et cette expérience d’un temps qui semble totalement révolu aujourd’hui. Disappearance of a Tribe est la continuation d’une série d’œuvres interrogeant cette période du radical-socialisme prenant place dans l’Europe de l'est d’après-guerre. »
Source : http://www.gbagency.fr/fr/19/Deimantas-Narkevicius/#!/Disappearance-of-a-Tribe/site_medias_listes/20

26.11.15

petites Fricassées d'oeuvres à domicile, première !

Sur le principe de ses "petites Veillées vidéo à la maison" limousines, art nOmad proposera ses "petites Fricassées d'oeuvres à domicile" essonniennes, dès novembre 2015 et jusqu'en juin 2016, à raison d'un samedi par mois.
Il s'agit d'une intervention chez l'habitant, à l'initiative du Domaine départemental de Chamarande (conseil départemental de l'Essonne) durant laquelle de courageux hôtes et leurs invités pourront découvrir le temps d'un après-midi, dans leur salon, deux oeuvres issues de la collection du Fdac Essonne  - une vidéo + une oeuvre "tangible"(sculpture, installation...) - puis en débattre... Et, si le coeur leur en dit, il se pourrait même qu'ils soient incités à commettre joyeusement de l'art !

La 1re petite Fricassée aura donc lieu ce samedi 28 novembre à Chamarande, dès 15h.

Voici, en avant première, un léger épluchage des oeuvres choisies et cuisinées dans l'après-midi :

Cécile Paris, Entournée, 2002. 
Vidéo en boucle - durée : 6’13’’. Musique de Renaud Rudloft


Cécile Paris est née en 1970 à Nancy. Elle vit et travaille à Paris.
« Cécile Paris s'attache aux potentiels fictionnels de l'image et du son. La ville et ses cultures est, pour elle, un terrain de jeu à découvrir, expérimenter et inventer. Elle puise dans les formes dites populaires dans un véritable travail de reprise, au sens musical du terme. Rejouant et rechargeant un héritage culturel occidental, elle mène en creux une mise en question de la (dé)construction de l'identité. Avec une esthétique bien balancée, un rapport d'énergie et de sentiment créé par le son et l'image, l'écriture en image de Cécile Paris travaille le micro-récit qui s'épanche au frottement de la rêverie personnelle. (…) Pas de montage, pas d'effets, pas d'histoire mais comme une chanson, un refrain fait d'images, elle offre une vision personnelle d'un monde où flotte un parfum de regret, quelque chose de romantique mêlé à une rébellion masquée. »
Source : Extrait du texte « Statement » à retrouver dans son intégralité sur le site internet de l’artiste à l’adresse : http://www.commelaville.net/texte/t_01/t_01.html 
(consulté le 15/11/2015)


« Entournée sonne comme un programme (un autoportrait ?). Une femme joue de la guitare, seule sur le tertre d’un rond-point. Grands gestes sans nécessité. Elle en rajoute, en fait trop au point de paraître totalement absorbée par son film intérieur, Guitar hero dérisoire et néanmoins grandiloquent. Le mouvement circulaire de la caméra, la bande-son entêtante, liée et pourtant totalement dissociée de l'image, tout contribue à exacerber l'étrangeté hypnotique de la vidéo. À affirmer une toujours possible posture de délectation. L'image : une cause perdue d'avance ? Alors pourquoi ne pas justement s'y abîmer ? »
Source : Extrait d’un article de Frank Lamy paru dans Beaux-arts magazine n°226 en 2003 à retrouver dans son intégralité sur le site internet de l’artiste à l’adresse : 
http://www.commelaville.net/texte/t_08/t_08.html (consulté le 15/11/2015)


Laurent Perbos, Le plus long ballon du monde, 2003. 
Ballon de football en cuir, 175 x 35 x 35 cm.

Laurent Perbos est né en 1971 à Bordeaux. Il vit et travaille à Marseille.
« Travaillant des champs et des médiums divers et diversifiés, [les] entreprises plastiques [de Laurent Perbos] touchent principalement à des activités de masse et de divertissement, issues de cultures populaires (tel le jeu, le sport, les records…), à ce qu'il appelle des “mythologies sociales”. Pratiquant le leurre et le simulacre, l'esthétique de l'échec ou de l'idiotie, il interroge les possibilités inter-relationnelles et ludiques de l'art, et s'approprie, avec ironie et dérision, le domaine des pensées collectives qu'il fait support de son travail. Usant des déplacements et des décalages pour mettre en question son environnement et perturber l'ordinaire, il fait du détournement un véritable système de travail. »
Source : Extrait d'un article de Leila Quillacq, pour l'exposition « Marseille Artistes Associés 1977-2007 » au MAC de Marseille en 2007, à retrouver sur le site « Documents d’artistes » à l’adresse : http://documentsdartistes.org/cgi-bin/site/affiche_art_web.cgi?&ACT=2&SEL=reperes&ID=195 (consulté le 15/11/2015)


« Ce qui est intéressant dans le football, c’est que beaucoup de gens s’y intéressent. Le football, c’est de la fausse démocratie. C’est un dialogue, qui tourne parfois à l’engueulade, devant des milliers de personnes impuissantes. L’art offre toutes les libertés. Notre environnement devient un immense terrain de jeu où l’on peut intervenir sur tout et à tout moment. Le fait d’être artiste me donne tous les droits. Il est plus facile pour un artiste d’être Maradona que pour un footballeur d’être peintre. Dans ma pratique (…) le spectateur se voit proposer des jeux, a priori bien définis, qui, à un moment donné, s’éloignent de leurs buts, transgressent leurs règles et proposent une autre réflexion sur les notions d’échec, de compétitivité, de divertissement ou de travail. »
Source : extrait d’une interview de Laurent Perbos par Valérie Paillé pour le magazine
SoFoot en 2005, à retrouver dans son intégralité sur le site « Documents d’artistes » à l’adresse : http://www.documentsdartistes.org/artistes/perbos/rep-sofoot.html (consulté le 15/11/2015)


Petit compte-rendu imagé à suivre, bien sûr !

art nOmad se manifeste à la médiathèque Markoff de Nexon !

Poursuite du petit périple d'un projet éditorial à multiples facettes !

Expositions de pièces originales - et en dérive - du livre papier art nOmad se manifeste ! retraçant le parcours d’un projet artistique en partage et à dimensions variables.

À découvrir aux heures d'ouverture de la médiathèque, dès demain et jusqu'au au 2 janvier 2016.

Vernissage le jeudi 3 décembre à 18h.


Image ci-contre : zOOm sur unes des pièces exposées, à découvrir en situation (et déchaussé !)
Clorinde Coranotto,
famille des 26 tapis en dérive (2014).
90 cm de diamètre. Impressions poil par poil sur tapis (à partir de photographies numériques de Marie-Pierre Saunier) de différentes cartes et pages de carnets de bord de Clorinde Coranotto. Cette collection — créée spécialement pour les expositions à vivre d'
art nOmad se manifeste ! — témoigne du parcours de la plasticienne-entremétologue depuis 1999.

18.11.15

Nouvelles sorties de garage !


Dès demain, encore tout ému de sa 1re Biennale mais les phares joyeusement braqués vers de nouveaux horizons, notre beau zèbre redevenu rouge & vert, reprend les rOutes du Limousin et d'ailleurs !

Cette semaine, jeudi 19 novembre :
une journée de formation spéciale bibliothécaires, à la médiathèque d'Ambazac, organisée par la Bibliothèque départementale de prêt de la Haute-Vienne. Le thème : "petits Trucs de plasticiens pour apprivoiser l'espace".

La semaine prochaine, samedi 28 novembre :
C'est en Essonne que l'animal est attendu, pour sa 1re "petite Fricassée d'oeuvres à domicile", à l'initiative du domaine départemental de Chamarande. Au programme : installation éphémère / rencontre chez l'habitant de deux oeuvres à faire dialoguer, issues de la collection du FDAC Essonne : une vidéo : Entournée de Cécile Paris + une sculpture : Le plus long ballon du monde de Laurent Perbos.

Affaires à suivre, donc !

Et bonne rOute à vous, bien sûr !

11.10.15

RDV à l'ENSA Limoges vendredi 16 octobre de 18h à 20h30 pour le vernissage de la 1re Biennale art nOmad !

Photo : Marie-Pierre Saunier

















Bien sûr, il y aura ce même soir du vendredi 16 octobre"Les Petits Ventres" à Limoges... mais avant, il ne faudra surtout pas louper :

- de 18h à 18h30 : la lecture de "Sublime de Voyage", l'exposition embarquée dans le VAN par Paul Ardenne, commissaire,
- de 18h30 à 19h15 : le cours de l'art de derviche tourneur égyptien avec Kareem GaD, mais attention, il est préférable de ne pas manger dans les deux heures qui précédent le cours !,
- de 19h15 à 19h45 : la présentation de cette première biennale en camion et des membres de ce convoi exceptionnel par Clorinde Coranotto,
- de 19h45 à 20h : le baptême doré du VAN avec échanges avec l'assemblée,
 et de 20h à 20h30 : le pot avec les fameux petits pâtés maison autour du camion.


Avec le parrainage du ministère de la Culture et de la Communication.

Ce projet est cofinancé par l’Union européenne. L’Europe s’engage en Limousin avec le fonds européen de développement régional. Avec le concours de L’État (ministère de la Culture et de la Communication - direction régionale des affaires culturelles du Limousin), de l’Institut français, de la région Limousin et du conseil départemental de la Haute-Vienne.