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***Nouveau !*** : le blog de l'oeuvre participative "accroche-cOeurs" conçue et installée en 2016 à Anglet, dans le cadre de la résidence art nOmad à la Littorale #6 - Biennale internationale d'art contemporain (organisation : Ville d'Anglet, commissariat : Paul Ardenne)

1.4.16

En approche !


art nOmad en résidence à La Littorale #6 - Biennale internationale d'art contemporain Anglet-Côte Basque, ça commence mercredi 6 avril  -> Performances balnéaires garanties !


COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA LITTORALE



UNE SÉLECTION INTERNATIONALE
POUR LA BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN D’ANGLET - CÔTE BASQUE

« RIVAGE, RIVAGES »
DU VENDREDI 26 AOÛT AU MERCREDI 2 NOVEMBRE 2016

Pour sa sixième édition, la Biennale internationale d’art contemporain d’Anglet-Côte basque devient La Littorale. Une appellation choisie pour ancrer géographiquement cet événement culturel dont le parcours artistique est confié à l’écrivain et historien d’art Paul Ardenne.

Le nouveau commissaire souhaite, à travers La Littorale #6, que « les artistes sélectionnés s'interrogent sur les tensions et contradictions dont les rivages font aujourd'hui l'objet. Il s'agit-là, en effet, de lieux prisés pour la douceur de vivre autant que des frontières physiques, des espaces limites, politiques, agrégeant des acteurs aux intérêts souvent divergents ». Anglet ajoute à ces dimensions l'idée d'un « Eden écologique, et une nature grandiose ». La biennale réaffirme ainsi son caractère d'exposition de plein air, dans de larges espaces pour l'expression, où sont privilégiées les thématiques liées au complexe du littoral : espace balnéaire de loisirs, espace frontière et de contact, espace écologique fragile et en rapide évolution.

Du 26 août au 2 novembre 2016, La Littorale #6 propose un parcours constitué d’oeuvres monumentales réalisées par des artistes de plusieurs nationalités et installées dans des espaces emblématiques : La Barre, le parc écologique Izadia, le front de mer et ses espaces verts ainsi que La Chambre d’Amour.


LES ARTISTES INVITÉS
UNE SÉLECTION INTERNATIONALE

art nOmad (France) propose, dans le cadre d'une résidence, des expériences participatives dans deux lieux emblématiques du littoral, et ce, pendant toute la durée de la biennale. Première offre, ancrée dans la réalité de cet espace longtemps gouverné par la pêche hauturière, des sérigraphies inspirées de la statuaire des cimetières reportées sur des couvertures de survie puis collées sur la rocaille locale, écho aux naufragés basques de l'Atlantique. Seconde offre, cette fois dans la Chambre d’Amour : l'organisation d'ateliers d’écriture participatifs sur les thèmes éternels du Serment d’amour et de l’attachement.

Conrad Bakker (États-Unis) appartient de manière tacite et malicieuse à notre époque, souvent décrétée comme celle de l’objet proliférant, période consumériste et productiviste en diable dans laquelle la société industrielle baigne l’homme occidental mais aussi, aujourd'hui, l'homme global. Conrad Bakker présente dans le parc Izadia l'installation Façade, une cabane matérialisée à partir de contreplaqué de bois inspirée de celle construite de ses mains, à Walden, par Henry David Thoreau, l'auteur de la Vie dans les bois, le premier livre "vert" de l'histoire.

Benedetto Bufalino (France) détourne les objets du quotidien pour en faire des œuvres ludiques. L’espace public est son terrain privilégié d'aventures artistiques. Pour La Littorale #6, cet artiste lyonnais jamais ennemi du gag visuel installe un terrain de rugby en trois dimensions où le public est invité à prendre place, à l'instar de figurines de babyfoot. L'art comme formule de jeu, de bonne humeur, de détente, dans un cadre propice.

Le monde de Fabrice Langlade (France), sculpteur actif depuis les années 1990, est celui des énigmes visuelles et des formes improbables, échappant bien souvent à toute classification - des "WANI", contraction orale de "O.A.N.I.", pour "Objet Artistique Non Identifié". Pour La Littorale #6, cet artiste français connu pour ses projets fous (implanter un pont de porcelaine au milieu de la steppe mongole, sur l'axe de la Route de la Soie...) propose une succession de sculptures totems, signaux géodésiques en relation avec l'histoire locale, la surveillance maritime notamment, disséminés sur l'ensemble du site d'exposition.

Artiste australien internationalement reconnu, Shaun Gladwell a représenté son pays à la Biennale de Venise en 2009. À Anglet, il présente plusieurs de ses œuvres vidéo, nombreuses, en relation avec l'eau. La mise en scène de l'élément aquatique par Shaun Gladwell, portée au mystère, à la force élémentaire, semble une réactualisation du romantisme. Beauté, force, sidération.

Originaire de la région basque, Rachel Labastie (France) pose un regard critique sur les traditions ancestrales régionales et questionne la lutte incessante de l’homme avec cette particulière matière qu'est la nature. Son œuvre Enlisement, une embarcation de terre ensevelie sous la vase, fait écho aux contradictions du territoire. Le travail de la terre ou la lutte avec l’océan. Et toujours ce rêve, cette nécessité intérieure du retour à la terre natale.

Le duo Joanna Malinovska - CT Jasper (Pologne/États-Unis) ont choisi la Biennale d’Anglet pour présenter une dernière fois leur fort insolite installation Mother Earth, Sister Moon - une cosmonaute géante en combinaison surgie de l'ère de la conquête spatiale soviétiques, malencontreusement tombée depuis le ciel sur le littoral basque. Cette sculpture aux proportions colossales, contre toute attente, abrite un espace d’exposition inhabituel. En 2013, pour la Biennale de Venise, les artistes y ont organisé un défilé de mode.

Les œuvres éphémères d’Andrea Mastrovito (Italie) proposent une réflexion sur les flux migratoires et la condition humaine. Les sculptures de sable de cet artiste originaire de Bergame, en forme d’hommes et de femmes et aux postures inspirées de celles des naufragés et autres migrants venant s'échouer sur les côtes d'Europe ou de Californie, seront disposées sur les plages d’Anglet de manière à être peu à peu consumées par les vagues, avec une implacable force de suggestion.

Robert Montgomery (Grande-Bretagne) est un poète-sculpteur. Paul Ardenne a souhaité qu’il intervienne dans le cadre de La Littorale #6 pour y présenter ses poèmes-lumière, des installations auto-luminescentes servant de support à des textes poétiques d'une puissante intensité. L'artiste aborde, à travers ses mots, des thèmes universels tels que l’énergie, l’amour et la bonté humaine avec un langage rare, et des effets visuels spectaculaires.

L'oeuvre collaborative de Lucy & Jorge Orta (Argentine/Grande-Bretagne/France) explore les sujets sociaux et écologiques au travers d'oeuvres très originales recourant aux supports les plus divers. La signature de ces deux artistes, l'une anglaise, l'autre argentin, basés dans la Brie, près de Paris, et mondialement reconnus : le design d'urgence, recyclé à travers l'intervention, la mode ou encore la vaisselle ou la machinerie de traitement de l'eau, diversement. À Anglet, Les Orta présentent un véhicule de secours bien dans l'esprit du temps, un bus servant de logement pour sans- papiers. Cette proposition se double d'une incitation faite aux visiteurs de la biennale d'adhérer à leur nation utopique Antarctica, en échange d'un passeport et de l'engagement à respecter l'environnement au quotidien.

C'est en utilisant l’humour, teinté d’une pointe de cynisme, que Laurent Perbos (France) détourne les objets de notre quotidien pour les inscrire dans une réflexion sur la sculpture contemporaine. Ses préoccupations plastiques se focalisent sur des objets usuels qu’il utilise comme matériaux. Pour La Littorale #6, il présente Babylone, des faux palmiers réalisés à base de tuyaux, roches et plantes en plastique.

Le U-BOAT de Kemal Tufan (Turquie) est une allégorie du pouvoir : l'engin de terreur qui prend place dans le territoire pour l'occuper, le surveiller et punir le cas échéant. Cette installation métallique, à l’image d’un bateau échoué sur la plage, sera cependant recouverte de vêtements colorés, donnés par le public tout au long de la Biennale, en une lisible métaphore du contrôle et du pouvoir démocratiques.



ORGANISATION
Ville d'Anglet - Direction de la Culture et de l’Ouverture internationale
Villa Beatrix Enea, 2 rue Albert-le-Barillier, 64600 Anglet. Tél. : 05 59 58 35 60

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